Réduction mammaire (Hypertrophie mammaire)

Outre leur aspect pouvant être jugé inesthétique, les seins trop volumineux peuvent être à l’origine de douleurs du dos et des épaules. La chirurgie de réduction mammaire, adaptée aux souhaits et à la morphologie de la patiente, permet ainsi de traiter les conséquences physiques et psychiques d’une poitrine trop importante, avec un résultat esthétique et durable.

 

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Principe d'intervention

Le principe d'intervention

Cette intervention vise à réduire le volume des seins disproportionné par rapport à la morphologie de la patiente et dont le poids a une incidence principalement sur la colonne vertébrale (douleurs dorsales, cervicales, attitude voûtée pour réduire l’importance de la poitrine, douleurs musculaires...).

De plus, la diminution de l’élasticité de la peau avec le vieillissement est en partie responsable d’une chute progressive de cette poitrine : c’est la ptose mammaire.
La chirurgie peut, dès 16 ou 17 ans, réduire la taille de ces seins hypertrophiques en remodelant la forme, anticipant ainsi une probable chute : c’est la mammoplastie de réduction. Cette chirurgie peut être bien sûr réalisée plus tardivement, corrigeant alors dans le même temps, une éventuelle ptose associée plus ou moins symétrique. Par ailleurs, il est préférable d’attendre 6 mois à 1 an après la fin de votre dernière grossesse pour pratiquer l’intervention, afin d’analyser au mieux la forme définitive du sein.

L’objectif est de remonter l’aréole et le mamelon ainsi que d’enlever l’excédant de glande, de graisse et de peau afin d’obtenir un volume et une forme harmonieuse. Un remodelage de la glande et une correction au niveau de l’aréole et du mamelon permettent d’obtenir une harmonie du galbe du sein.

Deux types de cicatrices sont possibles selon le type de ptôse :

En général, il faut faire une incision en forme de T inversé c’est à dire une incision autour de l’aréole et une incision verticale et une dernière dans le sillon sous le sein (la cicatrice a alors la forme d’une ancre de marine).

- Dans certains cas une incision autour de l’aréole et une verticale dans la partie inférieure du sein est suffisante,

Un bilan pré-opératoire est nécessaire avant l’intervention et une mammographie, et/ou échographie mammaire est souvent nécessaire.

Une anesthésie générale classique est le plus souvent pratiquée. Il faut voir le médecin anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.

Une journée (ou deux) d’hospitalisation est généralement suffisante.

L’intervention proprement dite

L’intervention peut durer deux à trois heures en fonction de la nécessité d’un geste complémentaire associé. Il est d’usage, afin que le sang ou les secrétions qui peuvent se collecter soient éliminés, qu’un drain (redon) soit le plus souvent laissé en place dans chaque sein pendant 48 heures. Les fils sont résorbables et sous cutanés dans la grande majorité des cas; aucun retrait n’est donc nécessaire.

Suites opératoires

Les suites opératoires

Ce type d’intervention est généralement peu douloureux.

Après 48 heures, le premier pansement est retiré et remplacé par un soutien-gorge assurant une bonne contention (type soutien-gorge utilisé pour le sport). Le port d’un soutien-gorge adapté nuit et jour pendant 15 jours, puis seulement le jour pendant 15 jours, contribue aussi à limiter ces petites douleurs post-opératoires. Un traitement préventif de la thrombose veineuse est mis en place pour une durée de 8 jours pour limiter les risques de phlébite.

Vos seins sont au départ congestionnés puis se modifient progressivement jusqu’à obtention d’un galbe harmonieux et définitif dès la fin du 2e mois. Les ecchymoses s’estomperont dans un délai de une à deux semaines. Il peut être ressenti un engourdissement des mamelons pendant quelques mois.

Il convient d’envisager une convalescence d’une semaine et il est déconseillé de pratiquer des activités sportives avant la cicatrisation totale, soit environ un mois après l’intervention.

Le résultat est appréciable rapidement, le galbe du sein reste naturel et sensible aux variations hormonales et le résultat définitif ne pourra l’être qu’après un délai de deux à trois mois. Ce temps est nécessaire à l’assouplissement des seins. L’aspect du sein pourra évoluer dans le temps en fonction des modifications hormonales et des variations de poids.

Complications éventuelles

Les complications

A la suite d’une opération, quelle qu’elle soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l’acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à la plastie mammaire.

Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne les suppriment pas.

Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie ...). L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l’entretien avec le médecin anesthésiste.

Les risques spécifiques à l’intervention pour hypertrophie mammaire

Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les .complications éventuelles liées à la réduction mammaire sont à connaître :

Evolution défavorable des cicatrices : il est normal que la cicatrice s’épaississe et rougisse les premiers mois. Cet aspect lié à la réaction inflammatoire de toute cicatrisation met douze à dix- huit mois à s’améliorer et à se stabiliser. Il arrive que la cicatrice ait une évolution anormale, épaississement ou boursouflure persistant au-delà d’un an. On parle de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes (plus fréquentes sur les peaux noires). Celles-ci peuvent survenir de façon imprévisible et peuvent nécessiter un traitement particulier. Il est important de savoir en ce qui concerne les cicatrices en général, qu’elles s’estompent et seront peu visibles, mais ne disparaîtront pas.

Infection : la contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité. Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence.

Hématome : le saignement post opératoire est quasi systématique et entraîne des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant une à deux semaines. Il peut provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. Il est parfois nécessaire de ré intervenir : pour évacuer l’hématome et contrôler la cause de celui-ci. En cas de saignement important une transfusion sanguine peut s’avérer nécessaire. Altération de la sensibilité du mamelon: Elle est presque systématique et récupère progressivement en quelques mois.

La nécrose : C’est la perte d’une zone cutanée plus ou moins étendue qui peut altérer le résultat esthétique : perte de peau, perte du mamelon. Elle est favorisée par la prise de tabac. C’est pourquoi l’arrêt du tabac est vivement conseillé au moins trois semaines avant et après l’intervention. En cas de nécrose, un geste complémentaire à distance (un an) peut s’avérer nécessaire.