Plastie brachiale

Le lifting de face interne du bras ou plastie brachiale est une intervention chirurgicale qui permet de retendre la peau de la face interne des bras. Elle est très souvent associée à une lipoaspiration, qui est souvent pratiquée dans un temps opératoire précédent. Elle ne peut être prise en charge par la sécurité sociale après une procédure d’accord préalable qu’en cas de chirurgie réparatrice après amaigrissement pour obésité morbide, dans les suites de la chirurgie bariatrique, en post-opératoire ou en post gravidique. Dans le cas contraire, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle, l’ensemble des frais est à votre charge, et aucun arrêt de travail ne peut être prescrit.

Une plastie brachiale peut durer d’une à deux heures en fonction de la nécessité d’un geste complémentaire associé. Deux types d’incision sont possible en fonction des cas :

  • Longitudinale
  • HorizontaleMixte
  • Mixte

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Lifting de bras - incision longitudinale le long de la face interne du bras

Lifting de bras - incision longitudinale le long de la face interne du bras

Cette intervention s’adresse principalement aux relâchements cutanés importants avec une motivation clairement exprimée : outre la gêne esthétique (gêne pour porter des manches courtes du fait de l’aspect fripé du bras), la motivation peut être aussi fonctionnelle (gêne à la mobilité ou à l’habillement, rougeur ou macération de la face interne du bras).

Une lipoaspiration première est effectuée chaque fois qu’il existe une infiltration graisseuse de la région. La peau en excès est ensuite retirée à la demande à partir d’une incision longitudinale le long de la face interne du bras. L’importance et la topographie de cet excès auront été repérées et dessinées en pré-opératoire avec la collaboration du (de la) patient (e).

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure et demie. Elle est variable en fonction de l’ampleur des améliorations à apporter. En fin d’intervention un pansement compressif est réalisé. Ce type d’intervention corrige efficacement les excès cutanés et adipeux gênants et inesthétiques mais laisse une cicatrice verticale à la face interne du bras. Souvent cette cicatrice reste visible ce qui nécessite une sélection particulièrement rigoureuse des indications opératoires, une bonne information du (ou de la) patient(e) et le recueil d’un consentement réellement éclairé. Compte tenu des inconvénients de ce type de lifting du point de vue de la rançon cicatricielle on essaie de proposer, chaque fois que cela est possible, une intervention, certes moins ambitieuse, mais plus acceptable d’un point de vue cicatricielle: il peut s’agir, soit d’un lifting avec une incision isolée dans l’aisselle, soit d’une technique mixte associant une incision au niveau du creux axillaire et un segment vertical court de moins de 10 cm.

Lifting de bras avec incision horizontale dans l'aisselle

Lifting de bras avec incision horizontale dans l'aisselle

Ce type d’intervention s’adresse à des patientes porteuses de lésions moins importantes avec un excès et un relâchement cutanés intéressant principalement le tiers supérieur du bras.

A partir d’une incision unique, horizontale, cachée dans un des plis de l’aisselle et après qu’une lipoaspiration première ait été réalisée si nécessaire, on retire la peau en excès de la partie supérieure de la face interne du bras, la suture dans le creux de l’aisselle permettant de redraper la peau résiduelle vers le haut et dans la région axillaire.

La cicatrice résiduelle est habituellement peu visible mais le résultat morphologique est moins spectaculaire que celui obtenu avec un lifting avec cicatrice verticale.

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure. En fin d’intervention un pansement compressif est réalisé. Cette intervention étant plus légère que la précédente elle est pratiquement toujours réalisée en ambulatoire, soit sous anesthésie locale simple, soit sous anesthésie «vigile ». Une telle intervention chirurgicale est certes moins ambitieuse que la précédente mais l’un des principaux intérêts de cette technique réside dans le fait que sa simplicité et sa légèreté permettent qu’elle soit répétée éventuellement une à deux fois dans les années suivant la précédente intervention; la pratique de cette intervention itérative permettra d’améliorer le redrapage et le résultat à chaque fois, en fonction notamment de la demande du (ou de la) patient(e), par une résection cutanée complémentaire, une amélioration du redrapage de la peau sans que la cicatrice ne soit allongée et notamment sans qu’elle ne sorte du creux axillaire.

Technique mixte ou technique combinée

Technique mixte ou technique combinée

C’est une synthèse des deux méthodes précédentes dont elle réalise un compromis tant qu’en ce qui concerne les avantages que les inconvénients notamment pour la rançon cicatricielle.

Cette technique associe une incision horizontale dans le creux de l’aisselle et une cicatrice verticale courte de moins de 10 cm à la face interne du bras. Un bilan pré-opératoire est nécessaire avant toute chirurgie esthétique. Une anesthésie générale classique est le plus souvent pratiquée. Il faut voir le médecin anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention de chirurgie esthétique.

Suites opératoires

Les suites opératoires

Le drainage n’est le plus souvent pas nécessaire. Ce type de chirurgie esthétique est généralement peu douloureux. Un pansement modelant est confectionné en fin d’intervention.

Après 48 heures, le premier pansement est retiré . Les ecchymoses s’estomperont dans un délai d’une à deux semaines. Il convient d’envisager une convalescence de deux à trois semaines et il est déconseillé de pratiquer des activités sportives avant la cicatrisation totale, soit environ un mois après. Le résultat est appréciable rapidement et le résultat définitif ne pourra être apprécié qu’au bout d’un an post-opératoire, temps permettant l’atténuation de la cicatrice.

Complications éventuelles

Les complications

A la suite d’une acte de chirurgie esthétique, quel qu’il soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l’acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à un lifting de cuisse. Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne les suppriment pas. Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie …). L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l’entretien avec le médecin anesthésiste. Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les complications éventuelles liées à un lifting de cuisse sont à connaître.

Evolution défavorable des cicatrices

Il est normal que la cicatrice s’épaississe et rougisse les premiers mois. Toute cicatrice connaît une phase dite inflammatoire allant de 1 à 6 mois après l’intervention (en fonction des types de peau), la prise en charge consiste en des massages réguliers à l’aide d’une pommade adaptée. Cependant, il arrive que la cicatrice ait une évolution anormale, épaississement ou boursouflure persistant au-delà d’un an. On parle de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes (plus fréquentes sur les peaux noires). Celles-ci peuvent survenir de façon imprévisible et peuvent nécessiter un traitement particulier. Il est important de savoir en ce qui concerne les cicatrices en général, qu’elles s’estompent et seront peu visibles, mais ne disparaîtront pas.

Désunion cicatricielle

En cas de traction excessive (reprise trop rapide d’une activité sportive, choc), la plaie chirurgicale peut se rouvrir. Une reprsie est nécessaire ou non selon l’importance de cette dernière.

Nécrose cutanée

La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation afin de ne pas risquer d’altérer secondairement la qualité esthétique du résultat.

Sepsis

La contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité. Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence.

Des altérations de la sensibilité

Notamment la diminution de la sensibilité de la partie haute de la face interne de la cuisse peuvent être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 6 mois au décours de l’intervention.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requise pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.